Compte-rendu
Pour ce retour à Bollaert après deux succès obtenus à l'extérieur et dans l'optique d'effacer le dernier revers à domicile face à Metz, Jean-Guy Wallemme avait aligné le onze suivant : Runje dans les buts, Chelle et Yahia en défense centrale, Demont et Ramos sur les côtés, Kovacevic et Hermach à la récupération, Doumeng à l'animation, Boukari et Monnet-Paquet sur les ailes, et Jemaa seul en pointe.
C'est sous le soleil et devant une belle affluence de plus de 28000 spectateurs que le coup d'envoi était donné. Face à une équipe angevine bien regroupée, le Racing prenait les rênes de la rencontre. Il fallait pourtant attendre près de vingt minutes pour voir la première réelle occasion pour le Racing, occasion aussitôt convertie en but ! A l'issue d'une contre-attaque sur le flanc gauche, Kévin Monnet-Paquet servait Razak Boukari en retrait. Ce dernier, au second poteau prenait le temps de contrôler avant de fusiller Padovani (1-0, 18e). Peu après l'engagement, sur une reprise de la tête à bout portant, Monnet-Paquet manquait de peu de doubler le score (20e). Après dix minutes de pression artésienne, Angers refaisait surface et manquait de peu l'égalisation sur une mésentente de la défense lensoise en pleine surface, suivie d'un tir rasant le cadre de Runje (29e). La pause était atteinte sans plus aucune action notable.
Au retour des vestiaires, Angers tentait de réagir. Sans grand succès, Lens se procurant même une belle occasion en contre : sur un centre de Monnet-Paquet, Jemaa, seul face au but, manquait la reprise (52e). Rageant car le Racing n'était pas à l'abri et peinait à accélérer le jeu. Après avoir remplacé Hermach par Keita (57e), Jean-Guy Wallemme lançait Toifilou Maoulida dans la danse en lieu et place du buteur, Razak Boukari (65e). Le nouvel entrant se procurait immédiatement une occasion mais croisait trop sa frappe (68e). Il ne ratait pas la seconde. Sur une passe intelligente de Jemaa entre deux défenseurs, Maoulida se présentait seul face au Padovani qu'il trompait d'une petite mais efficace pichenette (2-0, 79e) ! A trois minutes du terme, il pensait même s'offrir le doublé en passant, de la tête, le gardien angevin. Malheureusement, ce dernier, s'il manquait la balle, percutait violemment l'attaquant lensois. Carton jaune et penalty ! C'est Demont qui se chargeait de l'exécution et la réussissait (3-0, 88e). La messe était dite, et les quatre minutes de temps additionnel permirent juste à Bollaert de chanter pleinement sa joie. Avec trois victoires en une semaine, la déconvenue de Metz est oubliée.